Jeu de piste contemporain dans la cité médiévale

Ce week-end, Saint-Émilion accueille « Une partie de campagne », exposition d’art contemporain hors du commun, réunissant, en huit lieux, des galeristes et artistes contemporains.

Dans le magasin Antique-Boutique, prêté par le château Canon, Dominique De Beir, de la galerie Réjane-Louin, inscrit ses matériaux torturés, percés, suppliciés et finalement révélés, dans des murs anciens sans régularité. Rue de la Liberté, Jochen Gerner, galerie Anne-Barrault, expose son travail de dessinateur. Il utilise et recouvre un matériau déjà existant, la bande dessinée, notamment, ou découvre un pan de conversation téléphonique au détour de pages de croquis. Dans la seconde pièce, Marine Julié et Pierre-Lin Renié, galerie Jean-François-Dumont, donnent à voir une salle d’armes de pacotille, avec des photographies imprimées sur tissu, prenant des allures de bannières, où sont également exposés armes en bois et casques en savon. L’harmonie est également surprenante dans les chais de Jean-Luc Thunevin où Stéphane Couturier, de la galerie Polaris, crée par ses photos une jolie perspective avec le foudre laissé sur place. Harmonie, de nouveau, dans l’atelier de robe mariée de Marjorie Boyart, rue André-Loiseau, où le travail de Michaël Cheneau se fond parfaitement dans les lieux. Les nichoirs en ébène reflétés, le jeu de miroir, les objets travaillés avec précision cohabitent incroyablement avec les splendides robes de la créatrice.
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